
> Le chanvre constructif
Après maintes recherches pour gérer les difficultés telles que les ponts thermiques, le manque de qualification d’entreprises locales, le traitement et la conservation des bois d’œuvre, le confort d’été, le poids, etc. le béton de chanvre m’est apparu comme la réponse la plus pertinente tant en qualité qu’en performance.
Un matériau moderne, synthèse de l’art de bâtir ancestral, des exigences de confort et de respect de l’environnement actuel et des futures normes de construction intelligente :
- Il prend soin des habitants par le confort de vie inégalée qu’il procure et les économies d’énergie qu’il génère.
- Il prend soin des ouvriers par le faible poids des matériaux mis en œuvre, leur absence de toxicité et le bonheur du geste retrouvé.
- Il prend soin de la nature par la bioremédiation dont il fait preuve et le débouché qu’il offre à une agriculture mal en point.
- Il n’est pas remboursé par la sécurité sociale ! Qu’attendons nous ? Alors que le ciment, lui, est en vente libre, ce qui est une aberration.

Pour obtenir cela, la seule économie qu’on ne peut pas faire est celle de la réflexion.
Aujourd’hui, tout le monde raisonne en terme « d’isolation » pour l’habitat, ce qui est une notion périmée, et une impasse.
La volonté de corriger des matériaux imparfaits (pierre, brique, bois, etc.) ou impropre à l’habitat (ciment, ferraille, résine, etc.) mais largement utilisés, pour les adapter aux exigences de confort et d’économie d’énergie moderne, conduit à l’isolation.
Isoler, s’isoler, c’est comme se mettre un sac plastic sur la tête. Si l’on n’a pas froid, on mourra quand même d’asphyxie !
Un habitat « basse consommation » de plus en plus étanche.
Quand on « pète » dans un tel logement, on en profite pendant au moins trois jours !
A moins d’installer une VMC (ventilation mécanique contrôlée) qui doit assurer le renouvellement d’air et le brassage des poussières, le filtre n’étant pas prévu d’origine ou n’est jamais nettoyé. Et le tout consommant de l’électricité en permanence.
Actuellement, le monde du bâtiment ne considère le matériau que sous l’angle du coût et de sa résistance thermique, le « K » (voir encadré).
Si cela est nécessaire, ce n’est pas suffisant, et il manque au moins un critère essentiel au classement du matériau c’est sa capacité d’échange, sa respiration.
En effet, tout être vivant produit de la vapeur d’eau. Quand celle-ci est bloquée dans l’habitat, elle génère des désordres et des surcoûts :
La sensation de froid est supérieure en milieu humide et à température égale qu’en milieu sec. Moisissures, salpêtre, etc. commencent à proliférer. Et la liste est longue.
Corriger une maison froide ou chaude, en ne considérant que la conductivité thermique du matériau (toujours mesurée dans des conditions idéales sèches) est un pansement sur une jambe de bois.
maison typique d'aujourd'hui

Malgré cela, les fabricants et leurs marchands imposent des matériaux et réglementations thermiques toujours plus contraignants, la RT 2010 lave encore plus blanc que la RT 2005, sans jamais remettre en question la réflexion incomplète de base qui nous a conduit là.
Ainsi, dans les futures mesures annoncées, le pansement sur la jambe de bois sera de plus en plus isolant, étanche avec, pour ne citer qu’un exemple, l’augmentation des épaisseurs des doubles, voire triples vitrages, performant, « bio » pour les plus riches, et de plus en plus lourd et cher.
Si la fin -consommer moins d’énergie- est légitime, les moyens pour y parvenir sont aveugles et parfois malhonnêtes. Car le marchand de pansement est souvent le même que celui de jambe de bois, et relation intéressée de celui qui va le rendre obligatoire dans la future réglementation.
Le problème de l’économie de la construction (éco-logie) d’aujourd’hui ressemble fort à celui de la micro informatique :
D’un coté LINUX, système ouvert en développement permanent, fait par des chercheurs et des utilisateurs, et gratuit.
De l’autre WINDOWS, système obsolète dès l’origine, mais déposé et source de rente pour son dépositaire, dont le seul développement possible est les corrections successives qui l’alourdissent sans jamais remettre en cause les erreurs d’origine du système d’exploitation. Et payant !
La construction subit les mêmes erreurs et ses habitudes sont anciennes et bien ancrées.