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> Les intervenants

En 1986, pour la restauration d’une maison à colombage à Nogent/Seine, Charles Rasetti a l’idée de faire un béton léger avec de la chènevotte, rebut des chanvrières de l’aube.
C’est une technique nouvelle, et la problématique de l’énorme besoin en eau de la chènevotte entrant en concurrence avec le même besoin du liant apparaît, et doit être gérée.

Chacun le fera alors à sa manière et suivant sa personnalité.
La solution adoptée pour le liant est le reflet de la nature de l’homme qui la trouve :
Libre et ouverte ou dépôt de brevet
Rentable ou raisonnée.

Yves Kühn, diplômé de l’école buissonnière, apportera alors à cette recherche sur le liant son expérience de danseur étoile et d’agriculteur. La rigueur et l’ouverture au service d’un procédé libre de droit : Canosmose.
C’est le meilleur liant à ce jour, le plus solide et le plus propre.

Didier Rouillon, charpentier et architecte, rencontre Yves Kühn en 2000. Les deux hommes s’entendent sur l’école buissonnière et son apport aux chercheurs curieux.
Il apportera son savoir faire de charpentier, sa connaissance de l’ossature bois - squelette nécessaire - et ses qualités d’architecte ouvert et moderne, contribuant à sortir le béton de chanvre de son contexte : l’intégrisme biodégradant, la restauration de monument hystériques et la copie de maisons en parpaings.

Le béton de chanvre n’est pas le développement ultime. Il naîtra autre chose encore meilleur. Avec la contribution de chacun, et tant que le procédé restera ouvert.  Aujourd’hui nous payons la chènevotte. Les précurseurs ont trouvé dans les rebuts, et là ou aucun expert ni « professionnel de la profession » n’avait cherché.